Fermeture de la centrale thermique de Sorel-Tracy
Le SCFP 1500 voit de près à la relocalisation des employés
Richard Perreault, président du Syndicat des employés de métiers d'Hydro-Québec.
Photo SCFP 1500
À la fin de l’hiver prochain, Hydro-Québec prévoit mettre fin à la production de la centrale thermique de Sorel-Tracy, qui date des années 60. L’entrée en service de nouvelles centrales hydroélectriques expliquerait la décision de la société d’État. Au total, 82 employés perdront leur emploi, en grande partie des opérateurs, électriciens d’appareillage, mécaniciens d’appareillage et ouvriers civils membres du Syndicat des employés de métiers d'Hydro-Québec (SCFP 1500). Le syndicat suit de très près le dossier de la relocalisation des travailleurs et veille au grain pour assurer une transition la plus respectueuse possible des salariés. Le syndicat voit aussi à ce que l’employeur donne la formation nécessaire et mette en place toutes les mesures pour faciliter les déménagements.
«Nous déployons tous les moyens à notre disposition pour nous assurer que la relocalisation de nos membres dans l’entreprise se fasse de la façon la plus adéquate possible. On veut que cette transition se fasse en douceur. Dans un premier temps, nous nous assurons que ces employés soient déclarés ‘excédentaires’ de manière à activer les clauses de la convention collective qui prévoient la relocalisation à travers la province. Par la suite, nous allons suivre la situation de très près pour minimiser les inconvénients», a déclaré Richard Perreault, président du SCFP 1500.
Critique face à l’empressement du Parti québécois
Le syndicat dénonce du même souffle l’improvisation de la formation de Pauline Marois dans ce dossier. Aux yeux du SCFP 1500, le PQ lance des affirmations farfelues dans le simple but de se faire du capital politique. Par exemple, quand l’opposition parle de convertir cette installation en centrale biomasse, elle dit n’importe quoi. «Nous déplorons ce ‘ballon’ lancé par le Parti québécois. Manifestement, cette idée a été émise sans la recherche et le recul nécessaires. On ignore quels seraient les investissements nécessaires, quel serait le prix de revient du kWh , le temps d’utilisation de cette centrale, et on ne nous dit pas où on va se procurer la biomasse, alors que les petits projets avec ce type de carburant peinent déjà à s’approvisionner» souligne Richard Perreault. En fait, le syndicat a du mal à suivre la ligne directrice de ce parti dans le domaine énergétique.
«Ils sont bons pour critiquer, mais c’est le PQ au départ qui avait permis le harnachement des petites rivières par des compagnies privées. C’est encore le PQ qui avait cédé en premier la production d’énergie éolienne à des entreprises privées. L’affaiblissement du pôle public en électricité, ça vient de lui. En plus, s’il souhaite vraiment sauver des emplois à tout prix, pourquoi veut-il fermer Gentilly II et provoquer la disparition de 800 bons emplois?», s’interroge le président.
Pour le SCFP 1500, la dernière tentative de récupération politique du Parti québécois est maladroite, mal documentée et, surtout, intervient à un moment inapproprié pour nos membres qui sont en train de tourner une page importante de leur vie.
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