C'est avec grand plaisir qu'en 2006, je suis devenu membre de l'exécutif du conseil régional de la région Saguenay, sous la présidence de Jean-Yves Blackburn. J'ai fait mes premières armes syndicales avec le regretté Jacques Brassard, en 1979. C'était le bon temps. Jeune et dynamique à en être attaché, fonceur n'ayant peur de rien, Brassard m'a appris à me contrôler et m'a enseigné tous les rudiments du syndicalisme à Hydro-Québec.

J'ai été sur le comité de négociation de la lettre d'entente 16, devenu ensuite le «Mode de fonctionnement en Exploitation». Ce fut une riche expérience pour un jeunot de 22 ans. Après avoir été, tour à tour, délégué de ma gang, directeur du secteur St-Félicien, secrétaire archiviste, question famille, j'ai dû quitter mes tâches syndicales.

Je me suis impliqué socialement en politique provinciale. Pendant six années de GROS bénévolat, avec quelques gains pour la région, j'ai milité en faveur de la souveraineté. Belle expérience celle-là aussi, mais avec un petit quelque chose qui me manquait beaucoup et que je n'ai pas pu saisir à ce moment-là.

C'est en m'impliquant à nouveau au 1500, en 2006, que j'ai saisi ce manque : l'extraordinaire solidarité et la reconnaissance entre les officiers et les membres de la section locale 1500. Je me suis rappelé qu'en politique, c'est extrêmement ingrat. Lorsque j'ai quitté la politique, pas de merci, pas de tape sur l'épaule, aucune reconnaissance de qui que ce soit, rien, nada.

Mon implication est donc de retrouver les défis d'antan, avec mon expérience de vie en plus. Aussi, mon premier but est de mieux faire connaître les réalités de mon travail d'opérateur CER, méconnu de mes confrères, pour retarder le plus possible la disparition de cet emploi au profit de la technologie.

Gaston Hébert
Secrétaire régional